Bienvenue dans le monde de la vision des enfants!

Photo JPL-blogueDéfinitions  

Une commotion est un traumatisme crânien qui modifie la façon dont fonctionne le cerveau [1]. Les effets sont généralement temporaires, mais peuvent inclure des maux de tête et des problèmes de concentration, de mémoire, d’équilibre et de coordination.

Bien que les commotions cérébrales soient généralement causées par un coup à la tête, ils peuvent également se produire lorsque la tête et le haut du corps sont violemment secoués. Ces blessures peuvent entraîner une perte de conscience, mais pas dans la plupart des commotions cérébrales. Pour cette raison, certaines personnes qui ont eu une ou des commotions cérébrales ne le réalisent pas.

Concussion01Les commotions cérébrales sont fréquentes, en particulier pour les jeunes (et les adultes) qui pratiquent un sport de contact, comme le football. Mais toute commotion blesse le cerveau dans une certaine mesure. Cette blessure a besoin de temps et de repos pour guérir correctement. La plupart des lésions cérébrales traumatiques sont légères, et les gens se rétablissent généralement entièrement.

Les signes et symptômes d’une commotion cérébrale peuvent être subtils et peuvent ne pas se manifester immédiatement. Les symptômes peuvent durer des jours, des semaines ou même plus.

Les symptômes courants après une commotion cérébrale sont les maux de tête, la perte de mémoire (amnésie) et la confusion. L’amnésie, qui peut ou pas être une conséquence d’une perte de conscience, implique généralement la perte de mémoire de l’événement qui a provoqué le choc.

Le syndrome post-commotion cérébrale est un trouble complexe dans lequel divers symptômes tels que maux de tête et vertiges peuvent durer des semaines et parfois des mois après la blessure qui a causé la commotion cérébrale.

La commotion cérébrale est donc une lésion cérébrale traumatique légère, survenant généralement après un coup à la tête. La perte de conscience n’est pas nécessaire pour un diagnostic de commotion ou un syndrome post-commotion cérébrale. En fait, le risque de syndrome post-commotion cérébrale ne semble pas être associé à la gravité de la lésion initiale.

Chez la plupart des gens, les symptômes du syndrome post-commotion cérébrale se produisent dans les sept à 10 premiers jours et disparaissent dans les trois mois, mais ils peuvent persister pendant un an ou plus.

Capacités cognitives réduites avec une activité visuelle

Des déficits visuels-perceptuels peuvent être causés par les commotions cérébrales et ont des effets dramatiques sur la réussite scolaire et même athlétique. Vitesse réduite du traitement visuel ou temps de réaction La vitesse de traitement visuel peuvent ralentir chez un athlète à la fois sur et hors du terrain. La rapidité avec laquelle un athlète traite l’information visuelle affecte de nombreux aspects de la compétition sportive, y compris: la lecture du terrain de jeu, le jugement de la vitesse d’une balle en mouvement ou d’une rondelle, et le jugement de la vitesse des autres joueurs sur le terrain.

Concussion03

Syndrome visuel post-traumatique, syndrome de déviation de la ligne médiane

Suite à un événement neurologique comme un traumatisme crânien [2], un accident vasculaire cérébral, la sclérose en plaques, la paralysie cérébrale, etc., il a été noté par les cliniciens que les personnes vont fréquemment se plaindre de problèmes visuels tels que voir les objets qui se déplacent alors qu’ils savent qu’ils sont immobiles, voir des mots qui s’entremêlent; et de vivre un flou intermittent. Des symptômes plus intéressants sont parfois signalés, notamment essayer de marcher sur un sol qui semble incliné et des difficultés importantes avec l’équilibre et l’orientation spatiale surtout quand ils sont dans des environnements avec de nombreuses personnes en mouvement.

Ce type de symptômes n’est pas rare. Souvent, les personnes qui rapportent ces symptômes aux professionnels de soins oculovisuels (optométristes et ophtalmologistes) se font dire que leurs problèmes ne sont pas à cause de leurs yeux et que leurs yeux semblent être en bonne santé. Ce qui est souvent négligé est la dysfonction du processus visuel provoquant l’un des deux syndromes: syndrome visuel post-traumatique (Post Trauma Vision Syndrome ou PTVS) et/ou le syndrome de déviation de la ligne médiane (Visual Midline Shift Syndrome ou VMSS).

Une recherche récente a documenté le PTVS en utilisant les  potentiels évoqués visuels (PEV) [3,4]. Cette documentation conclut que le processus visuel ambiant (système dorsal ou magnocellulaire) devient souvent dysfonctionnel après un événement neurologique tel qu’un traumatisme crânien ou un AVC. Ces personnes peuvent souvent avoir des symptômes visuels qui sont liés à une dysfonction entre l’une des deux voies visuelles: voie dorsale (occipito-pariétale ou vision ambiante ou la voie du «où») et voie ventrale (occipitotemporale ou voie focale ou la voie du «quoi»). Ces deux systèmes sont responsables de notre capacité à nous organiser dans l’espace pour l’équilibre et le mouvement, ainsi que de focaliser sur les détails comme la recherche d’un feu de circulation.

Le PTVS résulte quand il y a une dysfonction entre le processus dorsal et ventral qui fait en sorte que la personne insiste trop sur les détails. Essentiellement, les individus ayant un PTVS commencent à regarder des paragraphes comme des lettres isolées sur une page et ont une grande difficulté à organiser leur capacité de lecture. On a constaté aussi que l’utilisation de prismes et d’une occlusion binasale [5,6] peuvent effectivement démontrer une amélioration fonctionnelle, ceci étant également documenté par des études sur les ondes cérébrales et l’augmentation de l’amplitude (comme monter le volume d’une radio).

Le syndrome de déviation de la médiane visuelle résulte également d’une dysfonction du processus visuel dorsal. Il est causé par des distorsions du système spatial provoquant l’individu à mal percevoir sa position dans l’environnement spatial. Cela provoque un changement dans leur concept de leur ligne médiane visuelle perçue. Cela va causer souvent à la personne de se pencher d’un côté, vers l’avant ou vers l’arrière. Cela peut se produire fréquemment chez des personnes qui ont eu une hémiparésie (paralysie d’un côté suivant un TCC ou un AVC). En utilisant des prismes conjugués spécialement conçus, la ligne médiane est décalée à une position plus centrée permettant ainsi aux personnes de commencer fréquemment à porter leur poids sur leur côté affecté. Cela fonctionne très efficacement en conjonction avec l’ergothérapie pour tenter de réhabiliter le port du poids pour la marche.

Les symptômes du syndrome du décalage de la ligne médiane visuelle peuvent inclure:


• vertiges ou nausées

• désorientation spatiale
• se diriger toujours vers la droite ou vers la gauche le long d’un couloir
• problèmes de locomotion ou de posture comme se pencher en arrière sur les talons, vers l’avant, ou d’un côté lors marche, que ce soit debout ou assis dans un fauteuil
• perception inégale de la chaussée (inclinée ou étirée d’un
côté ou d’un autre)
• difficultés neuromotrices associées à l’équilibre, la coordination et la posture
La rééducation visuelle peut être très efficace dans le rétablissement de la fonction visuelle normale après une commotion cérébrale ou une blessure.

Heureusement, de nombreux problèmes visuels après une commotion cérébrale pourront se résoudre avec le repos et permettre au cerveau de guérir. Par contre, il subsiste de
nombreux problèmes même après des années, surtout en ce qui concerne la localisation spatiale. La rééducation visuelle, appelée aussi la réhabilitation neuro-optométrique, peut être très efficace dans les cas où des symptômes visuels persistent, même lorsque d’autres symptômes tels que les vertiges ou les troubles de l’équilibre sont résolus.

Problèmes de lecture et traumatismes crâniens

Concussion02Les problèmes de lecture peuvent se provenir de divers problèmes après un AVC ou une blessure ou coup à la tête. Il est crucial que le type de problème de lecture soit diagnostiqué. Les problèmes peuvent se produire individuellement ou faire partie d’une constellation de problèmes liés au PTVS. Le traitement des PTVS par diverses interventions de réadaptation neuro-optométrique peut résoudre bon nombre des problèmes.

Source : Lagacé JP. Les commotions cérébrales et la vision – généralités. Revue L’Optométriste – Volume 37 No 2, Mars-avril 2015.

Références:

1. http://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/concussion/basics/
definition/con-20019272
2. https ://nora.cc/for-patients-mainmenu-34/post-trauma-visionsyndrome-mainmenu-74.html
3. Padula WV, Argyris S, Ray J. Visual evoked potentials (VEP)
evaluating treatment for post-trauma vision syndrome (PTVS) in
patients with traumatic brain injuries (TBI). Brain Inj. 1994 FebMar;8(2):125-33.
4. Padula WV, Argyris S. Post trauma vision syndrome and visual
midline shift syndrome. NeuroRehabilitation. 1996;6(3):165-71.
5. Ciuffreda KJ, Yadav NK, Ludlam DP. Effect of binasal occlusion
(BNO) on the visual-evoked potential (VEP) in mild traumatic
brain injury (mTBI). Brain Inj. 2013;27(1):41-7.
6. Yadav NK, Ciuffreda KJ.Effect of binasal occlusion (BNO) and
base-in prisms on the visual-evoked potential (VEP) in mild traumatic brain injury (mTBI). Brain Inj. 2014;28(12):1568-80.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :